Dans le domaine de la santé, l’un des éléments clé est la capacité à comprendre notre interlocuteur et cela à tous les échelons de la chaîne de soin. Cela s’applique au personnel soignant qui doit comprendre intimement ses patients mais cela s’applique également à l’industrie, à nous, HARTMANN. 

Nous devons écouter et comprendre les personnes pour lesquelles nous travaillons : les patients, les médecins et bien entendu les infirmières. Le 12 mai est la journée internationale des infirmières. C’est une opportunité unique pour nous de découvrir plus en profondeur l’un de nos principaux interlocuteurs. Et si l’écoute et la compréhension étaient les éléments principaux pour aider ? 

 

Infirmier libéral : être et faire

“Il y a deux éléments qui composent notre métier d’infirmier libéral, confie Jean-Marie Boulenouar, le savoir-faire et le savoir-être. » Découverte dont on en connaît que la surface.

 

Le métier d'infirmier libéral : la tête et les mains

Le savoir-faire, c’est ce qui inscrit l’infirmier dans la chaîne du soin, ce qui fait de lui l’interface entre le médecin et le patient. Le savoir-faire est la combinaison de la connaissance théorique, de l’expérience et du geste de soin. Le savoir-être, c’est ce que l’infirmier n’apprend pas à l’école d’infirmier, c’est le facteur humain de cette profession confrontée en permanence à des situations parfois absurdes, quelquefois dramatiques, souvent magnifiques mais toujours personnelles.

« Nous sommes des techniciens de la santé, reprend M. Boulenouar. Nous mettons en place la tête et les mains avec une seule finalité : le patient. Il nous faut faire une analyse rapide d’une situation complexe et y apporter une réponse rapide et adaptée. »

 

L’évolution du métier d'infirmier : corollaire des changements du patient

L’objectif final de l’infirmier est toujours la même, soigner le patient. Toutefois, le métier a quant à lui profondément muté. « Durant mes 22 ans de pratique, confesse M. Boulenouar, j’ai pu voir l’évolution : les techniques changent, les normes changent, mais surtout le patient change. » 

En premier lieu, il recherche l’immédiateté. « Aujourd’hui on constate un abaissement du seuil de tolérance à la douleur, explique M. Boulenouar. Il faut souffrir moins et surtout moins longtemps. Il faudrait que ce soit comme dans les séries télévisées : un diagnostic, un geste et la douleur s’en va. On répond à cette nouvelle exigence en écoutant, en expliquant. » Si le soin est structurellement redéfini, la place du soignant l’est aussi. « Depuis quelques années, constate M. Boulenouar, le patient questionne, remet en cause voire conteste. » 

L’automédication et l’autodiagnostic sont pratiques courantes pour des patients qui ont un accès accru à l’information via des sources parfois contestables et souvent erronées.  « Le soin n’est pas un acte standard, explique M. Boulenouar, c’est de la personnalisation. On ne trouve pas une solution toute faite sur un forum internet. Heureusement, l’infirmier possède une aura positive auprès des patients ce qui permet de répondre de manière ferme et précise à cette contestation. »

 

La solitude de l'infirmier libéral

Les soins et la relation au patient se sont transformés au cours des années, pourtant il reste une constante forte pour l’infirmier libéral : c’est un métier de confrontations qui requiert une salubrité mentale à toute épreuve. « On sortait de l’école d’infirmier, se souvient M. Boulenouar, et on plongeait dans le monde libéral, sans soutien, sans appui, sans expérience. 

Le choc était trop brutal, profond. » Même avec de nouveaux aménagements tels que le stage obligatoire en milieu hospitalier, le choc existe toujours. Il est peut-être même accru par des responsabilités qui se multiplient : en 20 ans, la durée d’exercice moyenne de la profession d’infirmier libéral est passée de 18 à 12 ans. « Ce que l’on découvre, conclut M. Boulenouar, c’est la distanciation face à des personnes qui vous livrent tout : leurs vies, leurs joies, leurs peurs ou leurs angoisses... Nous ne sommes pas là pour porter la croix du patient, nous sommes là pour lui montrer comment la porter pour qu’elle soit moins lourde. C’est cette complexité de mon métier qui le rend passionnant par la liberté qu’il offre et l’audace qu’il requiert tout en connaissant ses limites.»

 

Témoignage de Jean-Marie Boulenouar, Infirmier libéral à la retraite : 

Jean-Marie Boulenouar est infirmier libéral à la retraite qui a exercé sa profession pendant 22 ans. Il vient de publier Aventures et… mes aventures d’un infirmier à domicile, brèves de vies de patients à la fois tendres, drôles, absurdes et dramatiques. http://jiaime5.over-blog.com/

 

 

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Date de mise à jour : 07/07/16 11:03