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Les praticiens référents du domaine - médecins, spécialistes, infirmiers - l’ont rappelé tour à tour à l’occasion de ce « Board d’experts » à l’initiative des Laboratoires PAUL HARTMANN, le traitement d’une plaie est avant tout étiologique et la détersion en est une étape clé, d’autant si la plaie est chronique et complexe, mais aussi aiguë. S’il faut donc pratiquer la détersion chaque fois que nécessaire, il est indispensable d’avoir en tête des savoirs théoriques mais aussi, tout aussi importante, une pratique en la matière servie par des gestes sûrs et adaptés.

Sans surprise, et de l'avis de tous, “une détersion efficace favorise la granulation de la plaie, permettant ainsi d’accélérer la cicatrisation“. Autre idée consensuelle : “La détersion mécanique par l’ablation des tissus non vascularisés au lit du patient est plus rapide si associée à une détersion autolytique qui s’appuie sur les pansements irrigo-aborbants“. Cependant, et chacun l'a rappelé, “il existe encore trop peu d’études randomisées comparant l’efficacité des différents pansements“ alors qu'au quotidien “la détersion autolytique et/ou mécanique occupe aujourd’hui une place prépondérante“.

 

 

Le geste détersif : familier ou questionnant pour vous ?

La prise en charge de plaies chroniques ou aiguës à domicile suppose de disposer de savoirs théoriques mais, tout aussi importante, d'une pratique servie par des gestes sûrs et adaptés. L'étape détersive, incontournable et primordiale pour accélérer le processus de cicatrisation, l'illustre parfaitement. Ce court questionnaire a pour vocation de mieux percevoir vos pratiques en la matière et surtout vos besoins, si nécessaire, en formation.

Répondre au questionnaire

 

En pratique, le choix de la technique de détersion - et l’expérience en est faite tous les jours dans les services et lors des consultations - se fait donc en fonction de différents critères : objectif de soin et projet thérapeutique, aspect de la plaie, de l’exsudat, douleur, acceptabilité du patient, niveau d’expertise du soignant, indication du pansement.
Les techniques peuvent s’associer pour plus d’efficacité et ce, avec une seule exigence : connaissance de l'étiologie de la plaie, du geste de détersion et du mode d'action des pansements... Parmi ces derniers, les pansements irrigo absorbants(1) ont montré toute l'étendue de leurs propriétés détersives.

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Emmanuelle Candas, gériatre, référente Plaies et Cicatrisation à l’hôpital Sainte Périne (AP-HP) et Frans Meuleneire, infirmier référent belge (Zottegem), deux des experts de cette réunion florentine.

 

L’ensemble des experts a souligné à l’unanimité le besoin essentiel de formation des
professionnels de santé sur la prise en charge des plaies, d’autant quand elles sont chroniques et complexes et d’autant plus encore lorsqu’elles sont prises en charge au domicile du patient par des infirmiers libéraux.
Formation initiale mais aussi continue pour bénéficier des recommandations de bonnes pratiques et des nouvelles avancées thérapeutiques en la matière. Et de souligner que l’acte de détersion ne doit pas être isolé, qu'il faut le pratiquer souvent et dans des conditions cliniques différentes afin de le maîtriser, qu'il n’est pas sans risque, mais déterminant en matière de gain de temps pour accélérer la cicatrisation. Une seule nécessité : l’accompagner au mieux.

Pour ce faire, dans le meilleur des cas, les infirmiers libéraux peuvent s'appuyer sur l'expertise d'un réseau ou d’une équipe de télémédecine mais aussi s'aider d’applications sur smartphone d’aide à la pratique. Quant à la connaissance des différents pansements, elle reste bien évidemment indispensable à acquérir et à enrichir à l'occasion de congrès, de symposiums ou d'ateliers pratiques et ce pour le seul bénéfice des patients.

 

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1. Etude Cleansite, Humbert et all. JDV 2014          http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4263240/
Date de mise à jour : 30/12/2016 08:50